Chers lecteurs, comme promis, voici le second volet du mini-dossier (lire le volet 1 ici) consacré aux usages surprenants du téléphone portable au Japon. Autant vous le dire tout de suite, on vous a réservé le meilleur pour la fin. C'est-à-dire tous les aspects les plus avant-gardistes d'un point de vue technique, et les plus surprenants voire dans certains cas les plus inquiétants d'un point de vue sociologique.
Chers lecteurs, comme promis, voici le second volet du mini-dossier (lire le volet 1 ici) consacré aux usages surprenants du téléphone portable au Japon. Autant vous le dire tout de suite, on vous a réservé le meilleur pour la fin. C'est-à-dire tous les aspects les plus avant-gardistes d'un point de vue technique, et les plus surprenants voire dans certains cas les plus inquiétants d'un point de vue sociologique.
Si dans la première partie on a surtout parlé de l'utilisation du mobile dans un environnement virtuel via sa prime fonction (communiquer à distance), qu'il s'agisse des échanges interpersonnels ou de la consultation de contenus en ligne, dans ce second volet, nous allons davantage nous intéresser aux nouveaux rôles du portable dans un environnement réel, lorsqu'il se tranforme en véritable terminal d'interaction avec divers objets.
Il y a quelques années déjà, le "gourou" charismatique du premier opérateur mobile nippon NTT DoCoMo, Takeshi Natsuno, nous avait lâché lors d'une interview: "je veux remplacer le portefeuille de mes clients et le sac à main de mes clientes par leur téléphone portable". Plus qu'une "petite phrase", cette affirmation était en fait un résumé bien senti de la stratégie que l'homme n'allait pas tarder à mettre en application.
La clef pour y parvenir: intégrer dans le téléphone portable un composant permettant lui d'interagir très simplement avec son environnement proche pour lui permettre de remplacer un à un les objets que chacun transporte en permanence dans ses poches ou sa besace (porte-monnaie, cartes diverses, clefs...).
Ce qui fut dit fut fait. NTT DoCoMo fut le premier à doter sa gamme de téléphones d'une puce sans contact (technonologie d'identification radiofréquences ou RFID), en l'occurence Felica de Sony.
Par l'ajout de ce composant, le téléphone se mua soudain en porte-monnaie électronique, puis en ticket de train, puis en billet d'avion, puis en clef de porte, puis en carte de fidélité de boutiques ou encore en aspirateur à publicités, le tout en lieu et place de cartes à puces en plastique ou autre "ustensile", avec deux avantages majeurs: un écran qui permet de consulter directement les informations stockées sur la puce et un accès à des serveurs distants via le réseau cellulaire (pour recharger son porte-monnaie, consulter son compte, vérifier l'historique de ses achats dans une boutique, fermer la porte de chez soi à distance...). Autant de fonctions impossibles avec les outils antérieurs (cartes en plastique, clefs en ferraille) ne disposant pas de la faculté de se connecter.



